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Amadou Sanogo, Kɔ dimi tɔ fila tɛse ka sɛmɛ ŋɔkɔnna (Kôdimi tô fila têse ka sêmê gnôgôna : Deux personnes qui ont mal au dos ne peuvent se soutenir), 2020

174 × 170 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

identité visuelle © Lieux Communs

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Amadou Sanogo, Akaguɛlɛ mɔkɔni kɔnɔka kɛlɛ. (Il est difficile de se battre contre soi-même.), 2020

164 × 160 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

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Amadou Sanogo, Si tu te baisses pour regarder le derrière de quelqu’un, quelqu’un se baissera pour regarder le tien,2020

164 × 160 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

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Amadou Sanogo, Iŋɛtukuli bɛi Bɔlɔ ngaisetɛ mɔkɔ tɔw la. (Tu peux cacher ton regard, mais tu ne peux pas cacher celui des autres.), 2019

160 × 14 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

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Amadou Sanogo, Ka kun kolo di mama nika nɛkun minɛna (On lui confie la tête, mais on lui retire la langue), 2019

205 × 18 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

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Amadou Sanogo, Kɔ dimi tɔ fila tɛse ka sɛmɛ ŋɔkɔnna. (Deux personnes qui ont mal au dos ne peuvent se soutenir.), 2020

174 × 170 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

Exposition

De paroles en paraboles, on se sert

Amadou Sanogo

*L'exposition devait originellement se dérouler du 21 mars au 31 mai 2020.


Amadou Sanago présente à La Criée centre d’art contemporain un ensemble de treize toiles de grand format spécialement réalisées pour l’occasion. Elles composent un inventaire à la La Bruyère d’une société malienne contemporaine évoluant entre la richesse de son héritage culturel et l’énergie et la complexité du présent.

Les peintures d’Amadou Sanogo, au style direct et synthétique, sont immédiatement reconnaissables : un personnage (plus rarement deux) se détache sur un fond monochrome auquel vient se superposer un carré ou rectangle, souvent composé de motifs répétitifs. Les corps, masses sombres, parfois morcelées, sont porteurs d’éléments à forte valeur symbolique, comme les fleurs (pour signifier l’importance de l’harmonie entre les hommes) ou les gants (pour dire la nécessité du combat).

Les personnages d’Amadou Sanogo semblent soit en suspension, soit dans un équilibre précaire. Ils sont chargés d’un questionnement, voire d’une inquiétude, que vient adoucir le choix de couleurs franches pour le fond des toiles, les rehauts de blanc, de rouge ou de jaune et la vibration des motifs – principalement des ronds et des points. Les toiles d’Amadou Sanogo présentées à La Criée sont presque toutes basées sur des proverbes bambaras, culture et philosophie qui nourrissent profondément l’artiste. Elles sont également l’écho de son quotidien, qu’il s’agisse d’interrogations ou d’événements personnels ou liés à l’actualité sociale, politique, économique. Ainsi, par exemple, Ka kun kolo di mama nika nɛkun minɛna (On lui a confié la tête mais arraché la langue), où l’on voit un personnage assis à une table sur laquelle est posée une langue, illustre à la fois le proverbe bambara qui donne son titre à la toile et un événement récent : lors des dernières rencontres photographiques de Bamako le directeur de la biennale a été littéralement privé de parole lors du vernissage. Ainsi également, la toile Mes observations face à la situation, réalisée à Rennes en  ars dernier, quelques jours avant l’ouverture de l’exposition – dans les faits repoussée de deux mois : l’artiste s’y peint en vieux sage observant la peur des rennais face à l’arrivée du Coronavirus.

Pour Amadou Sanogo, éducation et transmission sont des valeurs humaines et artistiques primordiales. C’est pourquoi il a décidé d’exposer dans la seconde salle du centre d’art les dessins réalisés par le peintre et des enfants de l’école Tregain de Rennes à l’occasion d’une résidence qui s’est déroulée en mars 2020.

Les œuvres d’Amadou Sanogo ont une portée à la fois critique et humaniste. En prise directe avec les aléas de la vie quotidienne, le recul qu’induit leur dimension philosophique est d’autant plus saisissante : elles sont des sagesses peintes.



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Amadou Sanogo

né en 1977 à Ségou, Mali
vit et travaille à Bamako, Mali

représenté par la galerie MAGNIN-A, Paris

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Correspondances

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Amadou Sanogo

2019 - 2020