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Amadou Sanogo, Kɔ dimi tɔ fila tɛse ka sɛmɛ ŋɔkɔnna (Kôdimi tô fila têse ka sêmê gnôgôna : Deux personnes qui ont mal au dos ne peuvent se soutenir), 2020

174 × 170 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

identité visuelle © Lieux Communs

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Amadou Sanogo, 2019

217 × 193 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

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Amadou Sanogo,  2020

174 × 170 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

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Amadou Sanogo, 2020

174 × 170 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

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Amadou Sanogo, 2019

174 × 170 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

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Amadou Sanogo, Ka kun kolo di mama nika nɛkun minɛna (On lui confie la tête, mais on lui retire la langue), 2019

217 × 193 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

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Amadou Sanogo, Kɔ dimi tɔ fila tɛse ka sɛmɛ ŋɔkɔnna (Kôdimi tô fila têse ka sêmê gnôgôna : Deux personnes qui ont mal au dos ne peuvent se soutenir), 2020

174 × 170 cm, acrylique sur toile

courtesy de l’artiste et de la galerie MAGNIN-A, Paris

photo : Florian Kleinefenn

Exposition

De paroles en paraboles, on se sert

Amadou Sanogo


Amadou Sanago présente à La Criée centre d’art contemporain un ensemble de quinze toiles de grand format spécialement réalisées pour l’occasion. Elles composent un inventaire à La Bruyère d’une société malienne contemporaine évoluant entre la richesse de son héritage culturel et l’énergie et la complexité du présent.

Les peintures d’Amadou Sanogo, au style direct et synthétique, sont immédiatement reconnaissables : un personnage (plus rarement deux) se détache sur un fond monochrome auquel vient se superposer un carré ou rectangle, souvent composé de motifs répétitifs. Les corps, masses sombres, parfois morcelées, sont porteurs d’éléments à forte valeur symbolique, comme les fleurs (pour signifier l’importance de l’harmonie entre les hommes) ou les gants (pour dire la nécessité du combat).

Les personnages d’Amadou Sanogo semblent soit en suspension, soit dans un équilibre précaire. Ils sont porteurs d’un questionnement, voire d’une inquiétude, que vient adoucir le choix de couleurs franches pour le fond des toiles, les rehauts de blanc, de rouge ou de jaune et la vibration des motifs – principalement des ronds et des points. Les toiles d’Amadou Sanogo présentées à La Criée sont toutes basées sur des proverbes bambaras. Elles sont l’écho du quotidien de l’artiste, qu’il s’agisse d’interrogations ou événements personnels ou liés à l’actualité sociale, politique, économique. Ainsi, par exemple, Ka kun kolo di mama nika nɛkun minɛna (On lui a confié la tête mais arraché la langue), où l’on voit un personnage assis à une table sur laquelle est posée une langue, illustre à la fois le proverbe bambara qui donne son titre à la toile et un événement récent : lors des dernières rencontres photographiques de Bamako le directeur de la biennale a été littéralement privé de parole lors du vernissage.

Les œuvres d’Amadou Sanogo ont une portée à la fois critique et humaniste. En prise directe avec les aléas de la vie quotidienne, le recul qu’induit leur dimension philosophique est d’autant plus saisissante : elles sont des sagesses peintes.



Portrait-Amadou-SanogoTitouan-Lamazou

Amadou Sanogo

né en 1977 à Ségou, Mali
vit et travaille à Bamako, Mali

représenté par la galerie MAGNIN-A, Paris

Rayons verts (en suspens)

Morgan Azaroff, performance, samedi 25 avril, 18 h 30

dans le cadre de L’art du wweek-end et de TELL ME : manifestations de performances et de radio,
une collaboration avec le Frac Bretagne et le musée des beaux-arts de Rennes

Tempo, rencontre avec un collectionneur d’imprimés, vendredi 15 mai, 18 h

dans le cadre de Spéléographies, 3e biennale des écritures

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Correspondances

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Amadou Sanogo

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