À compter du 28 avril prochain, La Criée accueille Philippe Perrin. Ce jeune artiste grenoblois s’est largement fait remarquer ces derniers temps pour avoir développé une stratégie excessive et médiatique autour de sa propre image de héros.
Sans doute plus proche de Warhol que de la position de l'artiste démiurge — telle celle de Beuys, par exemple —, Philippe Perrin n’a eu de cesse, comme le soulignait C. Rubin, de « créer, avec dérision et sans effort, un héros aux dimensions vraiment mythiques, un « surhomme » ou bien le dernier des géants. »
Après une récente prestation à Moscou avec laquelle elle est « jumelée », l’exposition de La Criée veut récapituler tout ce qui concerne cette figure du boxeur que Philippe Perrin a déclinée depuis trois ans : depuis « l'hommage à Arthur Cravan » jusqu'à « la panoplie », en passant par les affiches de combat, le ring, le podium et autres trophées, un ensemble conséquent sera réuni pour un ultime hommage à l'artiste-boxeur.
En effet, avant de partir pour la prochaine biennale de Venise, Philippe Perrin a décidé de « jeter l'éponge ».