Ackling, Fulton, Gerz, Hilliard, Laib, Long, Nils-Udo, Tremlett, Vazan : la seule énumération des artistes participant à cette exposition laisse sans doute déjà deviner ce qui a présidé à leur rassemblement. Le fil rouge qui court entre toutes les œuvres montrées à cette occasion est bien, en effet, un certain rapport au paysage et/ ou à la photographie. Reste que ce rapport est établi selon des modalités extrêmement diverses et suivant des présupposés parfois très éloignés. Pièces réalisées en extérieur, installations en galerie, recours, dans certains cas, à tout cet ensemble de pratiques ; d’autres se limiteront à l’exploration d’un médium et de ses spécificités, ou produiront des œuvres qui ne conjuguent que deux ou trois éléments de l’ensemble.
L’exposition et le catalogue qui l'accompagnent s’attachent à rendre compte de cette diversité d’approches et d’intentions en abordant notamment les questions : de la marche, du voyage, conditions souvent essentielles de l’œuvre, de la relation que peuvent entretenir certaines de ces œuvres avec les catégories esthétiques traditionnelles telles que la sculpture, du statut de la photographie, à la fois monument et document, d’un supposé renouveau du romantisme ou du primitivisme, fréquemment allégué à propos des œuvres présentées.