Une visite pèle mêle à La Criée

Durant chaque exposition, les visites pèle mêle accueillent des classes scolaires de la maternelle au cycle élémentaire, en s'appuyant sur un outil « pèle mêle » conçu à partir de l'exposition.  

Le vendredi 27 mars, ce sont deux classes de CE1 de l'école élémentaire Jacques Prévert qui se sont rendues à La Criée, où se tient l'exposition « Un voyage dans la lune », présentant le travail de Marcel Dzama. L'artiste canadien a investi le centre d'art avec ses films, sculptures, dessins, peinture, story-boards et maquettes, tout droits sortis d'un univers fantasmagorique, tantôt merveilleux, tantôt troublant.

Un rêve éveillé

Dès leur arrivée, les élèves découvrent l'imposante fresque réalisée in situ par Marcel Dzama. Amandine Braud, médiatrice culturelle en charge des jeunes publics, leur présente cette œuvre colorée de près de 3 mètres de long qui plante le décor de l'exposition : on y voit une dame dotée d'une cape étoilée, mais aussi des chats qui fument la pipe, ainsi qu'une grande chauve-souris. « Une fresque tout droit sortie d'un rêve » dit Amandine Braud, « Ou plutôt d'un cauchemar » ajoute un élève.  

Vient ensuite l'observation du premier tableau de l'exposition, « Political to Poetical », une peinture de près de 2 mètres de haut sur laquelle on voit deux personnages habillés de pois, aux grands drapés rouges. Mais si l'on regarde bien, on peut y observer des animaux cachés, que même les adultes ne peuvent trouver s'ils ne s'y attardent pas. « Quels animaux voyez-vous ? » demande Amandine Braud. « Un bouc ! » « Un dodo ! » « Des chats ! » répondent en cœur les enfants.

L’importance du détail

Des images de détails d'œuvres leur sont ensuite distribuées. C'est maintenant à elles et eux de partir à la recherche de ces détails présents dans l'exposition comptant 62 œuvres (rien que ça). Il faut regarder partout pour ne rien rater ! Des chats semblables à ceux du célèbre conte d' Alice au pays des merveilles, mais aussi des chauves-souris et des masques sont cachés dans les tableaux et les dessins. Lorsque les enfants ont trouvé leurs détails, ils et elles doivent maintenant choisir un mot qui leur correspond. Lune, chat, costume, bouc... Autant de mots qui rappellent les éléments phares et omniprésents de l'exposition, ceux qui ont le plus marqué les élèves.

Prolonger le geste de l’artiste

Vient le temps des ateliers. Divisés en deux groupes, les enfants profitent d'un atelier dessin et d'un atelier déguisement et photo. Un groupe s'installe dans la grande salle de projection et son mur blanc, transformant ainsi la pièce en décor de shooting photo.

Arborant des masques de déguisement colorés, ornés de paillettes et de drapés, inspirés de l'univers de Marcel Dzama, les enfants prennent la pose tels des comédien·nes issus des maquettes de ballets présentées dans l'exposition. Certain·es s'inspirent des danseur·euses classiques, tandis que d'autres adoptent des postures de super-héros et super-héroïnes. Des enfants photographes immortalisent les scènes avec un appareil photo instantané à papier thermique, imprimant à la seconde les clichés.  

L'autre groupe est muni de calepins, de crayons à papier et de feuilles sur lesquelles Amandine Braud a positionné des personnages de Dzama sortis du papier peint ornant les murs de la petite pièce de projection. Dans la salle principale de La Criée, les enfants se baladent avec leurs calepins et leurs crayons en imaginant des personnages et des univers fantastiques qui prolongent les dessins de l'artiste. Dzama a de sérieux·ses concurrent·es à l'imagination débordante, qui peinent à s'arrêter quand l'atelier est fini !  

Une fois les deux groupes réunis, le moment de se séparer est arrivé. Chacun·e repart, en emportant avec soi ses dessins et ses photographies, précieux souvenirs de ces moments en présence des oeuvres à La Criée.