Atelier d'impression du fanzine avec la machine riso à l'édulab Pasteur

Les 2 et 7 avril, c'est à l'Hôtel Pasteur que les élèves de l'école Jacques Prévert retrouvent Jérémy Piningre, Aëla Maï Cabel et l'équipe de La Criée. Ancienne faculté dentaire, l'Hôtel Pasteur est désormais un lieu d'accueil qui regroupe une école maternelle, un édulab (laboratoire éducatif dédié aux usages numériques) et un « hôtel à projets ».

Deux activités sont au programme : la visite de l'Hôtel Pasteur et la réalisation de la couverture et des pages de garde du fanzine.

À l'étage, au sein de l'édulab, Jérémy invite les élèves à réfléchir au titre de leur prochain ouvrage. Iels reviennent sur le déroulement de la résidence. Il a d'abord été question de créer des personnages dans leur environnement inspiré de lieux réels ou fictifs. Puis de penser des histoires entre eux en lien avec les personnages du livre Les Fruits et les Gumes. Après discussion, tout le monde se met d'accord sur le titre Les grandes histoires des petits peuples.

Aujourd'hui, les élèves ont pour mission de réaliser la calligraphie du titre sur la couverture. Quelques jours plus tard, un autre groupe réalisera les pages de garde. Chacun et chacune dessine plusieurs des lettres qui composent le titre et retrace ses favorites au feutre-peinture. Ensuite, les élèves se retrouvent pour faire la sélection toustes ensemble. Une fois le vote des caractères typographiques effectué, Aëla assemble les lettres découpées sur le livre-en-blanc.

Un peu avant la fin de la séance, Jérémy et Aëla regroupent les enfants autour de la fameuse machine riso dont les élèves connaissent déjà bien le nom. Sa spécificité est d'imprimer une couleur à la fois. Pour le fanzine, les couleurs choisies sont le violet, le doré et le rose. Il faudra donc imprimer chaque page plusieurs fois.
Aëla ouvre le compartiment qui abrite le tambour devant des « Oh ! » et des « Ah ! ». Iel explique que, sur le tambour cylindrique, s'enroule une très fine feuille de papier produite à partir de fibres de riz. C'est sur cette feuille que va se créer le motif. Elle fonctionnera alors comme un pochoir pour toutes les impressions suivantes. Ça s'appelle la matrice.
Comme pour une photocopie, l'original se place sur une vitre sur la face supérieure de la machine. Ensuite, Jérémy appuie sur un bouton et la machine s'active : elle crée la matrice. Au bout de quelques instants, la première impression sort, projetée dans un compartiment sur le côté de la machine.

Les enfants se réjouissent de voir le résultat. Avec Aëla et Jérémy, iels vérifient que tout est lisible, que les détails se voient bien. Enfin, Jérémy lance l'impression des 150 exemplaires et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les 150 feuillets colorés rejoignent le bac latéral.  

Les enfants font leurs au-revoirs à Jérémy et Aëla, le prochain rendez-vous sera celui de la préparation à l'exposition de restitution.