Rencontre avec l'artiste Jérémy Piningre

Les matinées des 13 et 14 janvier, les 6 classes d'élèves de CP-CE1 de l'école Jacques Prévert ont rencontré Jérémy Piningre, artiste en résidence à l'école cette année.
En arrivant devant la grille, les élèves font le tour de la cour de récréation au pas de course et demandent : « Où est Jérémy Piningre ? », « Et Aëla ? ».

La séance se déroule dans la salle de motricité. Jérémy Piningre invite les élèves à se mettre en cercle et à se présenter à tour de rôle. Raphaël, stagiaire de 3e à La Criée et passionné de dessin, est aussi présent.

Présentation de la démarche artistique de l'artiste

Pour présenter son travail, Jérémy projette son portfolio au mur. On y retrouve les photos d'une exposition collective à laquelle il a participé, des affiches de concerts et d'expositions, et une sélection de ses livres illustrés. 
Il explique que le dessin peut prendre beaucoup de formes différentes. Pour l'exposition collective Liminale Laminaire, réalisée près de Brest, il précise qu'il a réalisé des dessins pour un très grand patchwork suspendu ainsi que pour un tapis en laine.

Jérémy Piningre édite la majorité de ses livres mais diffuse également certaines de ses BD en ligne. Ses ouvrages sont publiés chez des éditeurs tels que 2024 et Animal Press ou par la maison d'auto-édition qu'il a créée avec l'artiste Aëla Maï Cabel, Cardon Luneux.

Jérémy Piningre est graphiste et reçoit des commandes. Par exemple, il a illustré le livre de partitions du deuxième album de Juliette Armanet et réalisé l'identité visuelle (les logos, affiches, tracts, etc.) de la Station Gare des Mines, une salle de concert à Paris.

Au moment des questions, les enfants interrogent Jérémy Piningre sur son premier livre, Tonic, inspiré du personnage de jeux vidéo Sonic. « Est-ce que Tonic pourra être dans la suite du livre ? », « Le titre ça pourrait être Tectonic ! », « Non ça c'est ce qui donne sa force à Superman ! ».
Jérémy demande à son tour aux élèves s'ils connaissent la différence entre une bande-dessinée et un album illustré. « Une BD, c'est quand il y a des bulles », devine un élève.

Le projet de résidence

Jérémy propose aux élèves d'imaginer un récit à la suite à son album illustré Les Fruits et Les Gumes.
« On va créer les endroits que Oberjinn, le personnage du livre Les Fruits et les Gumes, va découvrir, les personnages qu'elle va rencontrer, se demander comment ils parlent, comment ils sont habillés, comment ils disent bonjour ? »
Au cours de l'année, les enfants seront amenés à développer les mini-mondes extérieurs au primeur ponctuel, la petite épicerie où se déroule le premier opus. Jérémy Piningre annonce qu'il rassemblera toutes ces recherches dans un livre dont il s'inspirera pour la suite des aventures des Gumes. Il précise que la réalisation de ce second tome prendra nécessairement plus de temps que celui de la résidence.

L'artiste rappelle l'importance du travail collectif : chacun·e pourra partager ses idées, ses dessins, ses envies et prendre part à la fabrique de l'ouvrage. Les élèves s'en réjouissent.

Temps et espace de lecture

Jérémy invite ensuite les enfants à feuilleter une sélection de ses éditions. Parmi elles figurent l'album Les Fruits et les Gumes que les enfants se plaisent à lire de nouveau, mais aussi une autre bande dessinée appelée J'ai rarement vu ça ! et son protagoniste Gérard Menvussat, un célèbre détective. On retrouve plusieurs fanzines, des magazines réalisés à la main. Les enfants découvrent ainsi comment feutrer la laine, réaliser une peinture pour sabots à base de farine ou encore comment concocter du kéfir, une boisson fermentée. Jérémy fait la lecture à de petits groupes. D'autres préfèrent lire seul·e·s ou se contentent de regarder les images.

Un élève en partant conclut la séance en disant à Jérémy que « C'était formidable ! ».

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